Reconnaître les achats frauduleux sur Internet
Une fois de temps en temps, je reçois une commande « douteuse ». Divers indices peuvent me mettre la puce à l’oreille. La première fois que c’est arrivé, je n’ai pas écouté ma petite voix intérieure… et j’aurais dû. Et je me suis dit qu’on ne m’y reprendrait plus.
Quand je raconte ça à des gens, on me demande souvent comment je fais pour savoir si une commande est frauduleuse ou non? Voici un exemple d’une commande que j’ai reçu cette nuit. (Vous comprendrez que j’ai caché toutes les informations « sensible » ou permettant de retracer la personne…)

Premier indice : la personne sélectionne un mode d’expédition qui coûte plus cher que l’achat lui-même, et souvent un mode « urgent ».
Deuxième indice : l’adresse est confuse. Quand tu paye vraiment de ta poche, tu veux être sûr de le recevoir. Dans ce cas-ci, même le pays est mal sélectionné. Accra (Gh) c’est au Ghana, pas en Allemagne
Autre indice, quoique moins important, l’adresse de courriel utilisée est une adresse de type « hotmail, gmail, yahoo », et non à un domaine retraçable, comme une adresse professionnelle.
La première chose que je fais quand ça arrive, c’est de vérifier si l’adresse de facturation correspond à l’adresse de facturation de la carte de crédit, et si le CVV (les petits chiffres à l’arrière de la carte) est bon.


Aucune surprise ici, rien ne correspond.
Même si nos systèmes bancaires sont assez sécuritaires, ils ne sont pas complètement à toute épreuve. Nous pouvons toujours recevoir une autorisation sur des numéros de cartes de crédits volés. La validation du numéro CVV est une procédure de sécurité supplémentaire pour les détaillants, mais elle n’est pas obligatoire pour être approuvée par les banques émettrices (mais c’est obligatoire dans mon cybercommerce!).
En Europe, les cartes sont codées et fonctionnent avec un NIP, et les commerçants (en ligne et en magasin) sont équipés pour traiter avec ces systèmes. C’est beaucoup plus sécuritaire. Je me demande quand nos institutions financières vont emboîter le pas.



Je sais que je ne suis pas censée “reproduire ce document officiel… blab bla bla”, mais je n’ai pas pu résister à publier ceci sur mon blogue. Je l’ai reçu au début du mois de décembre.