Lettre au Gouvernement du Québec à propos d’un plan numérique
J’ai signé hier une lettre (pétition) pour donner mon appui à l’envoi d’une lettre au Premier Ministre du Québec concernant le besoin d’adopter un plan numérique pour le Québec. Voir le blogue de Patricia Tessier pour lire la lettre.
J’aimerais ajouter ici mon grain de sel à ce propos :
Quand j’ai fait mon plan d’affaires au printemps 2006, j’ai contacté le service de cartes de crédit de Desjardins, puisque c’est avec eux qu’est mon compte commercial. J’ai pu obtenir des prix pour l’établissement d’un lien sécurisé et la perception des paiements par cartes de crédit pour mon site. La seule condition étant que je devrais montrer mon site lorsqu’il serait terminé pour qu’il voient que ça respectait un certain niveau de qualité et de bon goût. (lire entre les lignes : « On ne veut pas être associé a un site qui vend des dildos… »). Jusque là, pas de problème…
Mais lorsqu’est venu le temps de passer à l’action, c’est là que le niaisage à commencé : mon contact ne retournait pas mes appels, puis lorsque j’ai fini par lui parler, elle m’a dit que comme je n’avais pas e boutique avec pignon sur rue, je ne pouvais pas avoir de compte de marchand Visa ou MC. Ben voyons donc! Je lui ai dit que si c’était une question de solvabilité, même si je n’avais pas de « showroom », ma compagnie possédait quand même un inventaire de produits. J’ai demandé à mes banquières, (commercial et perso) de lui téléphoner pour lui expliquer que j’étais solide financièrement, mais ça n’a rien changé. Puis, finalement, ils ont accepté de peut-être m’accorder un numéro de marchand, à condition que je leur donne un 15 000$ en garantie pour deux ans, sans intérêt. Moi de leur répondre que si j’avais 15 000$ de « lousse », je l’investirait en inventaire, et non en dépôt pour leur faire faire des intérêts… Mon contact a fini par m’avouer qu’ils faisaient tout en leur pouvoir pour décourager les entreprises comme la mienne, et qu’ils ne voulaient plus « s’embarquer » dans le commerce électronique, parce qu’ils avaient subi trop de fraude par le passé.
Finalement je leur ai dit « tant pis pour eux ». J’ai rapidement trouvé une autre entreprise, sérieuse et réputée, qui m’a prise sans exiger un dépôt monstre, et depuis ce temps-là, ce sont des Ontariens qui font de l’argent avec moi.
Je suis restée un peu amère avec cette histoire, car je les ai trouvé tellement arriérés et aveugles. J’étais là, une jeune entrepreneure sérieuse, appuyée par mes banquières, par le Centre Local de Développement, avec une expérience pertinente et un plan d’affaires solide, et je frappais le mur du « Oh non, nous l’internet on ne croit pas à ça ».
C’est sûr que côté « embûches », il y a bien pire, sauf que je trouvais que ça illustrait très bien certains propos et revendications contenus dans la lettre.
Longue vie au numérique!
Desjardins pour les entreprises, ils sont effectivement d’une autre époque. Je pourrais en dire énormément, mais je vais me retenir…